ET VINT LE SILENCE…

a silence des toitsLe silence avait dressé
une brume vertigineuse
au-dessus du monde.

Le silence, un jour,
on ne sait plus lequel
S’impose et muselle.
Vêtu d’amples atours
Il  nous enroule d’opacité
Pour mieux nous perdre
dans des replis invisibles.a petite lumièreOn ne sait pas très bien
Ce qu’il nous veut
et pourquoi !

Il clôt nos lèvres
En figeant les mots, telle
Une porcelaine de Sèvres
Fragile, impersonnelle,
Posée là comme un aveu
d’impuissance.femme jupons rose pieds nus
Le silence impose sa lumière
Changeante, violente, étrangère
A tout ce que l’on connaissait.

Il passe, muet, de nuages en nuages lourds
On n’entend plus sur la plage
Que l’écho des pas sur le sable
Et le froissement léger
D’un cerf-volant

Mais aussi ce sanglot
resté bloqué
dans la gorge nouée…femme miroir nue espace infinite-paradox

©Asphodèle – août 2015

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