Aujourd’hui, hommes et femmes – 260/366 réels

Photo Willy Ronis - 1954

Photo Willy Ronis – 1954

J’aurais tendance à mettre cela au singulier et tout de suite c’est l’air de ♫chabadabada♪chabadabada♫ qui me monte aux lèvres. Sauf que, au pluriel ce serait plutôt la cacophonie car si nous naissons tous « libres et égaux en droit », il semblerait que le sexisme brouille les codes amoureux de même que le féminisme à l’extrême a séparé (une génération paraît-il) les hommes des femmes par des assertions trop radicales et impossibles à se jouer dans la réalité. En grammaire, le masculin domine alors même qu’il n’y a qu’un élément de ce genre dans une phrase de plusieurs « féminins »… Même sur l’iPhone, la fonction vocale nommée Siri met tout au masculin. Aujourd’hui, un article éloquent sur Inter « Les villes sont elles faites pour et par les hommes » ? Il reste du chemin à faire pour qu’hommes et femmes se sentent sur un pied d’égalité et se rejoignent au lieu de s’affronter sans cesse. Peut-être commencer par l’éducation des hommes et femmes en devenir… ♪chabadabada♫…

©Asphodèle – 9 novembre 2015, 17h25.

Moins de 100 mots : Ho, plus de 150 mais bon fallait pas me lancer sur le sujet !
Sur le vif : à vif même !
Éléments en accord avec le réel : oui, tous les jours !

Aujourd’hui, ça a l’air vieux mais – 259/366 réels

IMG_3217On attend toujours après le « mais » des : « ça ne se voit pas » « ça marche encore »,  ne vous fiez pas aux apparences… Tout est là, dans cet air vieux des choses qui fait que l’on accorde notre confiance ou pas. Et comme c’est paradoxal puisque la vieillesse est soi-disant source de sagesse. Au moins, certains objets conçus dans un temps qui nous semble lointain aujourd’hui, sont toujours opérationnels, un peu de rouille, un peu de dégrippant et hop ils repartent, ils n’ont pas été concernés par l’obsolescence programmée…

©Asphodèle – 8 novembre 2015, 19h05

Moins de 100 mots : 87
Sur le vif : oui
Éléments en accord avec le réel : oui, les vieilles clés de ma grotte !

Aujourd’hui, j’ai l’habitude de – 257/366 réels

amour d'automneCombien de fois disons-nous cela en une journée, une semaine, un mois ? La liste est longue et peut sembler effrayante quand il s’agit de mauvaises habitudes, de celles que l’on a prises par faiblesse, par nécessité aussi et ces dernières sont les plus terribles, quand on dit « laissez, j’ai l’habitude »….petite politesse du coeur qui ne demande rien et ne veut pas de compassion. Nos habitudes, bonnes ou mauvaise nous définissent, font partie de notre modus operandi. C’est l’inverse souvent qui nous bouleverse : quand on n’a pas l’habitude…

©Asphodèle – 7 novembre 2015, 20h30

Moins de 100 mots :87
Sur le vif : oui
Éléments en rapport avec le réel : ouiii…

Aujourd’hui, une fleur – 257/366 réels.

coquelicot de bitume au cimetièreFleur, un mot presque effacé qui rime avec bonheur ou malheur. Il en est des fleurs des champs comme de celles nées du bitume : elles ont le charme offert des larges décolletés aux rebords de dentelle. Du timide bleuet au lys arrogant en passant par la reine rose, la fleur contient la douceur des baisers volés,
la poésie des soirs d’été
et parfois…parfois s’envole
Au-dessus des corolles
Un envoûtant parfum d’interdit…
Aujourd’hui, je vous offre le dernier bouton de mes roses d’octobre,
une inespérée fleur de novembre qui ne soit pas un chrysantème…IMG_1625©Asphodèle – 6 novembre 2015 – 16h46

Moins de 100 mots : 93
Sur le vif :oui
Éléments en accord avec le réel :oui

Aujourd’hui, dans l’actualité – 256/366

a vache téléramaDe quelle actualité est-il question, car si je fais une revue de presse, il va falloir plus de 100 mots, déjà que j’ai tendance à… Je fais donc l’impasse sur celle qui se déverse dans nos oreilles encore pleines de rêves juste après le réveil et leur horde de catastrophes. Course à l’Audimat. Presse qui en rajoute avec les people et leurs divorces (bien sûr, ou les mariages qui font grincer des dents).

Tiens, si on leur demandait, une fois, rien qu’une fois à tous ces « rédacteurs en chef » de faire leur Une QUE de bonnes nouvelles. Et seulement. Rien d’autre. Parce qu’avec les mots, il est si facile de « catastropher » le moindre fait divers au lieu d’embellir les choses exceptionnelles qui se jouent aussi dans l’actualité de ce monde…

©Asphodèle – 5 novembre – 23h50

Moins de 100 mots : 118 (Je n’y arrive plus à faire bref)
Sur le vif : oui
éléments du réel : voui.

Aujourd’hui, ça ne passera pas comme ça – 255/366 réels

calimero injuste la vie !Dès le matin, la routine nous enveloppe de ses gestes répétitifs pour l’indispensable : se lever, préparer le café, griller le pain que l’on va tartiner et confiturer généreusement. Mais il est des jours, souvent, quand mes doigts malhabiles ne sont pas encore « dérouillés » où cet instant paisible et bienheureux peut virer au cauchemar. Le lever a été plus douloureux que d’habitude, le café s’est renversé à côté du filtre et le pain a brûlé pour cause de thermostat augmenté alors que j’avais cru le baisser. Je vois bien les haussements d’épaules et les yeux au ciel  : c’est pas grave… Hélas, quand ça se renouvelle un jour sur deux, on se dit que c’est n’est pas seulement un mauvais génie qui joue les grains de sable mal intentionnés mais une réelle déficience…technique !

©Asphodèle – 4 novembre – 22h55

Moins de 100 mots : 128 (…?…)
Sur le vif : oui
Eléments du réel : Oh oui…

Aujourd’hui, en bois – 254/366 réels.

bois chalet café automneJ’ai longtemps caressé le rêve d’habiter un chalet tout en bois, du sol au plafond, tant j’aime la chaleur dégagée par ce matériau. Je n’y ai pas renoncé  même si je sais, le temps passant que certains de nos rêves finissent sur un bas-côté de nos vies, rouillés comme ces vieilles carcasses de voitures abandonnées.

Mais la passion du bois est restée.IMG_2790À commencer par les arbres d’où s’échappent tous ces rêves… De mon inséparable cuillère en bois avec laquelle je touille mon plat du jour (Martine dirait son « fricot« ) à l’écorce de l’arbre de Judée de mon jardin, recouvert de lierre, où j’aime poser ma tête, mes mains. Contact rugueux et chaud comme si la sève passait dans mon sang. Et puis comment ne pas parler du feu de bois ? Préhistorique, animal, nécessaire encore aujourd’hui aux hommes  dits « civilisés » que nous sommes…bois feu bord lac

©Asphodèle – 3 novembre 2015

Moins de  100 mots : 143, oups raté !
Sur le vif : oui
Éléments du réel : oui …

Aujourd’hui, pourquoi c’est compliqué – 253/366 réels (à mon père)

a papaAujourd’hui est (était) le jour anniversaire de mon père. Un jour que nous fêtions gaiement quand il était de ce monde pour rire et conjurer le fait qu’il soit « né le jour des morts », comme il aimait à le rappeler en souriant…

Aussi, depuis douze ans qu’il est parti, ce 2 novembre est toujours compliqué à affronter avec cet anniversaire qui n’en est plus un au lendemain de la Toussaint… Ambiance ! On ne s’y habitue jamais…à ces dates-couperets.bouquet automne©Asphodèle – 2 novembre 2015, 11h45

Moins de 100 mots : 75
Sur le vif : oui
Élément du réel : hé oui !

Aujourd’hui, la terre – 252/366 réels

a feuilles mortes jardinLa terre, celle sans majuscule qui se transforme en boue dès qu’il pleut, celle qui n’est que poussière quand le vent la chahute. La terre qui accueille l’eau des sources et des océans, le feu des volcans  et dont nous respirons l’air végétal, minéral, parcourus de frissons et de sensations à chaque saison.

J’aime la sentir sous mes pieds, mouvante, irrégulière, vraie.

Aujourd’hui j’ai marché et écouté craqué les feuilles d’automne qui jouent avec elle le temps d’un coup de vent avant de s’y coucher pour rejoindre l’éternité des feuilles dans ses entrailles mystérieuses.

La terre d’automne qui en célébrant les morts, nous ramène à la vie, à ceux qui restent et à ce qu’il reste…a statue toussaint2 cimetière

©Asphodèle – 1er novembre 2015

Moins de 100 mots : 106
Sur le vif : oui
Élément du réel : oui.

Aujourd’hui, ombre 238/366 réels

cigarette café thé ch. gainsbourgEt l’ombre finit par supplanter la lumière. Je la reconnais entre toutes mes névroses (ou mes tourments) (à chacun son vocabulaire).

Elle a déposé sa toile d’araignée sur ma vie depuis le 20 août dernier. S’est infiltrée doucement au début car j’avais encore la force de la repousser. Aujourd’hui, elle me suit, m’enveloppe d’un silence délétère, éteint mon rire à peine esquissé. Ombre passante, ombre tenace, qu’elle soit l’une ou l’autre, j’ai envie de l’arracher avec mes ongles et retrouver la lumière…la vie !!!

© Asphodèle – 18 octobre 2015

Moins de 100 mots : 80
Sur le vif ;oui
Élément du réel : oui

Aujourd’hui, ça ramasse 219/366 réels

IMG_3656La saison du glanage bat son plein, avec ces fruits qui tombent dans leurs feuilles  après avoir fleuri au printemps et mûri en été.

Les saisons du temps ressemblent aux saisons du coeur. Nous aussi, sommes parfois à ramasser à la petite cuillère quand l’automne s’empare de notre corps, insinue ses affaissements sur notre visage, estompant, gommant les rondeurs et joliesses juvéniles…

Ça ramasse !

©Asphodèle – 8 octobre 2015, 21h40.

Moins de 100 mots : 54
Sur le vif : oui
Elément du réel : oui.

Aujourd’hui, moment où la nuit tombe – 124/366 réels (R. Queneau)

IMG_3219Moment infiniment doux, lié à « l’heure bleue » à la fois magique et dangereuse pour les automobilistes mais  auréolée de légendes, de landes et de trolls… J’aime ce bref moment indistinct où les contours se perdent dans les hésitations de la nuit encore haute en été, longue à descendre et cette fuite du jour qui s’esquive lentement.Ce mystère qui revient chaque soir m’enveloppe d’un bonheur que je ne sais expliquer. Surtout en été, quand la nuit qui arrive ôte au jour sa chape de chaleur et nous permet d’allumer les bougies dehors, sur la table de la terrasse, pour savourer un verre en rêvant et respirer le jasmin refleuri qui exhale enfin toute sa fragrance. Ce que le les fleurs doivent à l’heure bleue  naît  de ce trouble émouvant, suspendu entre ciel et terre…IMG_1092

©Asphodèle – 5 juillet 2015

Moins de 100 mots : 135 (raté ! mais tant pis, le sujet me parlait)
Sur le vif : oui
Réel en accord avec le thème : ouiiii

Explications et autres participants que je suis, ICI.

Aujourd’hui permission accordée – 123/366 réels de Mr Queneau

IMG_3081Permission de respirer ce matin en regardant les feuilles des arbres traversées de vent léger, les rosiers qui ploient en dodelinant. Ho ! une brise ! Permission accordée par Dame Nature de frissonner légèrement en ouvrant les volets  sans avoir à les refermer aussitôt. Permission accordée ? Vraiment ? Est-ce une nécessité absolue en ce jour si indolent ? Il y a comme un arrière-goût d’armée à cette expression…Je suis mal placée pour en dire du mal (de l’armée ) mais je suis également à une place confortable où j’ai le loisir de m’accorder seule certaines permissions, j’ai bien dit certaines !

©Asphodèle – 4 juillet 2015

Moins de 100 mots : 95
Sur le vif : oui.
En accord avec le thème : oui

Aujourd’hui, rien n’aurait changé si -111/366 réels-

Aujourd’hui le thème a le décolleté profond des longues soirées de juin pendant lesquelles on refait le monde avec un tel sujet, bien après que le jour se soit enfin couché.

Mais si je m’en tiens à mon jourd’hui-réel, rien n’aurait changé si je n’avais pas ajouté de lemon curd (maison) à mon cake au citron, de même que les soeurs Tatin n’auraient jamais rendu célèbre leur  tarte à la suite d’une erreur d’inversion. Le fil des secondes est si ténu quand on prépare une recette un peu au pif, un peu en suivant les proportions… Maintenant ma recette va changer, ça c’est sûr, vive les glaçons de lemon curd au milieu d’un cake classique pour lui donner un charme incomparable et une saveur…fondante sous les papilles !IMG_3318

©Asphodèle – 22 juin 2015

Moins de 100 mots : 125
Sur le vif : oui
éléments du jourd’hui : oui
En accord avec le thème : oui

Retrouvez ICI, toutes les explications ainsi que les amis blogueurs que je suis.

Aujourd’hui feu de – 110/366 réels-

IMG_3294Feu. trois lettres qui racontent l’origine du monde, de l’importance qu’avait le feu au début de notre histoire et comment il s’est aseptisé dans ce monde où scintillent de fausses flammes dans de fausses cheminées…Ou comment le feu sacré s’est dénaturé.

Aujourd’hui c’est la flamme délicate d’une bougie anglaise au parfum d’iris et de pivoine, ramenée d’Irlande par ma cousine qui éclaire ma soirée d’une douce lueur poudrée, tamisée, car j’aime lire à la flamme dansante des bougies…

©Asphodèle – 21 juin 2015.

Moins de 100 mots : 67
Sur le vif : oui
éléments du jourd’hui : oui
en accord avec le thème oui.

Explications ICI, ainsi que la liste de ceux que je suis, même si en ce moment je ne commente pas toujours, faute de temps approprié…

Aujourd’hui, la fin de – 109/366 réels –

La fin d’une semaine bousculante et  angoissante. Fin de la première étape d’un parcours qui sera difficile, on l’a deviné entre les mots que le chirurgien n’a pas dit. Fin d’une époque aussi où l’on s’aperçoit avec tristesse que ceux que l’on a aimés ne seront plus jamais les mêmes, on ne les entendra plus chanter ni ne les verrons encore moins danser comme autrefois. On va même assister à leur enfoncement dans les nébuleuses du grand âge, laissant chaque jour derrière eux des lambeaux de ce qu’ils furent, comme un mouchoir oublié lors d’adieux sur un quai de gare…au temps où les femmes pleuraient encore dans des mouchoirs en dentelle brodés à leurs initiales…

Femme au mouchoir - Mary Cassatt

Femme au mouchoir – Mary Cassatt

©Asphodèle – 20 juin 2015 .

Moins de 100 mots : 113 (effet carnet qui ne compte pas les mots)
Sur le vif : Oui
éléments du jourd’hui : oui
en accord avec le thème : oui

Aujourd’hui, réflexe – 107/366 réels-

IMG_3274« C’est un réflexe »… Combien de fois avons-nous dit ces trois mots, combien de fois les avons-nous entendus ? Comme un dédouanement, quelque chose qui se situe en deçà de la pensée, qui interveint avant elle. Le réflexe, cet autre aspect de l’habitude qui ne dit pas on nom ou alors du bout des lèvres.

En attendant, je ne sais si cela relève du réflexe, de l’habitude, de la pensée calculée ou tout simplement de la gourmandise; mais quand je vois un fruit mûr à point, un légume frais cueilli, je mords dedans à pleine bouche, avant que la promesse de fraîcheur ne s’enfuie…

©Asphodèle – 18 juin 2015

Moins de 100 mots : 97
Sur le vif : oui
éléments du jourd’hui : oui
en accord avec le thème oui.

101/366 Aujourd’hui une confidence

a confidence un coeur d'oiseau dans le cielUne confidence
Par essence
Est secrète
et réservée
à un être
de confiance.
Une confidence
c’est un murmure
en nous, qui danse
avec ses rires
et ses ratures.

Elle peut chanter si fort,
qu’il nous faut la confier très vite,
À perdre haleine.
Elle peut devenir
Un fardeau que nous déposons
Comme un manteau de plomb
Sur les épaules du confident…
Qui n’en demandait pas tant.

Ou à l’inverse, elle réjouit
Celui qui parle
et celui qui écoute.

C’est ainsi que la confidence
devrait s’échapper de notre coeur,
légère, souriante, celle qui a fait dire à mon amie
qui passait aujourd’hui :
« Bon, et maintenant si on prenait un verre ? »IMG_0554

©Asphodèle – 12 juin 2015

Moins de 100 mots : 108
Sur le vif : oui
éléments du réel : oui
En accord avec le thème : oui

68/366 – Aujourd’hui, une multitude de

IMG_0662Une multitude peut être l’agression du nombre contre le solitaire. J’aime aussi quand la multitude crée une harmonie de temps et de lieu. Je pense au frémissement blond d’une multitude de blés dans les champs de juillet juste avant les moissons, à l’or de ceux de colzas en avril ou encore aux vagues blanches des champs de lin qui ondulent sous le vent et laissent à penser que des étoiles sont tombées sur terre.
Aujourd’hui un parterre de salade bien fourni dans le potager cultivé par un fervent jardinier, une seule a suffi au bonheur de mon déjeuner…

©Asphodèle – 10 mai 2015

Moins de 100 mots :98
Sur le vif : oui
éléments du réel : oui
En accord avec le thème : oui

100/366 réels – Aujourd’hui si je portais des lunettes roses

a lunettes roses ce que je vois avec les verres rosesJ’écrirais des vers qui riment avec volupté Je raconterai l’infini flouté Que j’aimerais voir descendre sur ma vie. Ne plus penser À la terre qui m’attend Sous le silence du tombeau au bout du chemin du temps qui transforme les regards  en eau…

Je continuerai de rire les soirs de juin avec mes amis et j’ouvrirais les bras aux buissons de roses À la terre qui exhale ses ivresses et faire la nique aux névroses transformées en caresses murmurées par le vent sur ma terrasse qui embaume…a chevrefeuille chez les filles d'à côtéIMG_3107IMG_3105IMG_3157IMG_3159IMG_3029IMG_3003IMG_3006IMG_3013IMG_3044IMG_3160IMG_3161IMG_3162 IMG_3112

©Asphodèle -11 juin 2015

Moins de 100 mots : 86 Sur le vif oui éléments du réel oui En accord avec le thème : oui

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