Aujourd’hui, ça a l’air vieux mais – 259/366 réels

IMG_3217On attend toujours après le « mais » des : « ça ne se voit pas » « ça marche encore »,  ne vous fiez pas aux apparences… Tout est là, dans cet air vieux des choses qui fait que l’on accorde notre confiance ou pas. Et comme c’est paradoxal puisque la vieillesse est soi-disant source de sagesse. Au moins, certains objets conçus dans un temps qui nous semble lointain aujourd’hui, sont toujours opérationnels, un peu de rouille, un peu de dégrippant et hop ils repartent, ils n’ont pas été concernés par l’obsolescence programmée…

©Asphodèle – 8 novembre 2015, 19h05

Moins de 100 mots : 87
Sur le vif : oui
Éléments en accord avec le réel : oui, les vieilles clés de ma grotte !

Aujourd’hui, pourquoi c’est compliqué – 253/366 réels (à mon père)

a papaAujourd’hui est (était) le jour anniversaire de mon père. Un jour que nous fêtions gaiement quand il était de ce monde pour rire et conjurer le fait qu’il soit « né le jour des morts », comme il aimait à le rappeler en souriant…

Aussi, depuis douze ans qu’il est parti, ce 2 novembre est toujours compliqué à affronter avec cet anniversaire qui n’en est plus un au lendemain de la Toussaint… Ambiance ! On ne s’y habitue jamais…à ces dates-couperets.bouquet automne©Asphodèle – 2 novembre 2015, 11h45

Moins de 100 mots : 75
Sur le vif : oui
Élément du réel : hé oui !

ET SE RELEVER…

pluie fille de dos tableau vanishingintocloudsDes mots de pluie sur tes lèvres
Blessées.
Coupants comme les rasoirs
Qui lacèrent les amours
De rancoeurs accumulées,
De non-dits qui en  ont trop dit
Ou pas assez
Dans leur silence de sable…
Et moi, croyant me protéger,
J’ai roulé sous la vague,

Projetée contre contre les rochers
Sonnée de tant de hargne
Qui sert à piétiner
Ce que l’on a tant aimé.

C’est donc ainsi
Que finissent les amours ?
Le cri des hyènes
Dans l’air du soir
Rejoint la plainte des chiennes
Abandonnées.

Et moi, femme
Brisée mais encore debout
Parmi les ruines
Je n’implore ni Dieu
Ni personne, je sais déjà
Que seul l’écho du silence

Me répondra de sa voix muette…

©Asphodèle

SUN SHINE

Comme je l’ai dit sur la page « à propos de moi », ce blog n’est pas destiné à être « connu » ! Il me sert de coffre-fort, de refuge pour écrire au fil du vent, regrouper des écrits avant que l’encre ne se dilue sur le papier jauni. Je vous présente un poème écrit à 15 ans. Je cherche le tout premier dans mes archives, il viendra, en attendant, celui-ci dans ma période baudelairienne-existentialiste-désespérée paradoxalement intitulé : SUN SHINE, yeah !

Ces jours gris où pleure la vie…gif pluie vanishingintoclouds tumblr

Sous le ciel de fumées grises s’écoulent, comme une ombre, les lueurs amères de nos coeurs. Quand la solitude blesse l’âme souillée de rêves, méprisante au désir de vivre ; les fleurs si douces et le vent meurent aussi…

Ces jours gris où pleure la vie, où la mort hante l’âme, je désire tes lèvres et caresser ton corps…

Mais ton sang que j’ai bu enivre mon angoisse, les peintres ont créé le bonheur éternel. Alors les couleurs, comme des voix d’enfant éclatent dans l’espace. Et le chant s’élève des souffrances humaines lourdes de nuages ivres où le feuillage vibre agité de folie.

Les musiques du vent et les cristaux solaires voilent nos yeux.

Quand l’eau s’éveille et valse…

©Asphodèle

Un certain silence…

statue lylouanneDormir sur mes larmes
Pour qu’elles sèchent
Dans mon sommeil.

Dormir sur les orages
Qui m’empêchent
De boire du soleil.

Dormir dans  la tempête
Au milieu du fracas,
Ne plus être là
Pour personne.
Coeur en fête
de pacotille…
Qui détonne
Qui écorne
Les pages sombres
Que je tourne
Sans me retourner.

Dormir pour oublier
Que demain au réveil
Tu seras là, encore
Et encore,

Inoublié.coeur bijou _ google

©Asphodèle

NE MARCHE PAS SUR MON COEUR.

 

coeur coquillages sur FB

Assise sur un rocher
plus plat que les autres,
indifférentes aux brisures
d’écume
qui me fouettent le visage,
je viens de déposer mon coeur
entre un bigorneau et une algue pleurante.

Il est encore rouge, palpitant
il est le gardien
de mes joies et de mes larmes
témoin d’années de vie
à battre la chamade
et courir la campagne.

Alors s’il te plaît
quand tu viendras
je sais que tu viendras
Ne marche pas dessus,
ne l’écrase pas sous ton pas
indifférent.
Il parle aussi de toi.

©Asphodèleforever manuscrit vanishing

AUTRE VERSION (commencée et abandonnée, je le livre tel que sur le brouillon du carnet)

Ne marche pas sur mon coeur
N’y dépose plus tes pleurs
Ni tes cris,
C’est toi qui est parti.
Respecte ma douleur
Oublieuse des heures
Passées à t’attendre.
Des heures de malheur,
Un temps à se pendre.

Ne marche pas sur mon âme
N’approche plus des flammes
Qui brûlent encore
Quelques bûches pour l’espoir,
Pour oublier l’au-revoir
Laissé sur papier glacé,
Une lettre signée
Du sceau des défaites.

Ne marche pas…
N’entre plus…
Disparais !
A jamais.

©Asphodèle