Aujourd’hui, ombre 238/366 réels

cigarette café thé ch. gainsbourgEt l’ombre finit par supplanter la lumière. Je la reconnais entre toutes mes névroses (ou mes tourments) (à chacun son vocabulaire).

Elle a déposé sa toile d’araignée sur ma vie depuis le 20 août dernier. S’est infiltrée doucement au début car j’avais encore la force de la repousser. Aujourd’hui, elle me suit, m’enveloppe d’un silence délétère, éteint mon rire à peine esquissé. Ombre passante, ombre tenace, qu’elle soit l’une ou l’autre, j’ai envie de l’arracher avec mes ongles et retrouver la lumière…la vie !!!

© Asphodèle – 18 octobre 2015

Moins de 100 mots : 80
Sur le vif ;oui
Élément du réel : oui

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ET VINT LE SILENCE…

a silence des toitsLe silence avait dressé
une brume vertigineuse
au-dessus du monde.

Le silence, un jour,
on ne sait plus lequel
S’impose et muselle.
Vêtu d’amples atours
Il  nous enroule d’opacité
Pour mieux nous perdre
dans des replis invisibles.a petite lumièreOn ne sait pas très bien
Ce qu’il nous veut
et pourquoi !

Il clôt nos lèvres
En figeant les mots, telle
Une porcelaine de Sèvres
Fragile, impersonnelle,
Posée là comme un aveu
d’impuissance.femme jupons rose pieds nus
Le silence impose sa lumière
Changeante, violente, étrangère
A tout ce que l’on connaissait.

Il passe, muet, de nuages en nuages lourds
On n’entend plus sur la plage
Que l’écho des pas sur le sable
Et le froissement léger
D’un cerf-volant

Mais aussi ce sanglot
resté bloqué
dans la gorge nouée…femme miroir nue espace infinite-paradox

©Asphodèle – août 2015

VIVRE ENCORE…

dérive pieds ds l'eau infinite-paradoxVivre avec ses manques
Survivre aux béances
des deuils,
des départs,
des ruptures
Fait mal.

Ça gratte toujours
Aux cicatrices
quand le temps change,
Le syndrome de la jambe coupée ?
Vivre avec ses amputations
et se sentir léger ?

Vous rigolez !
Ça pèse une tonne
les manques,
les vides,
le RIEN…

©Asphodèle