VIVRE ENCORE…

dérive pieds ds l'eau infinite-paradoxVivre avec ses manques
Survivre aux béances
des deuils,
des départs,
des ruptures
Fait mal.

Ça gratte toujours
Aux cicatrices
quand le temps change,
Le syndrome de la jambe coupée ?
Vivre avec ses amputations
et se sentir léger ?

Vous rigolez !
Ça pèse une tonne
les manques,
les vides,
le RIEN…

©Asphodèle

QUAND J’ECRIS…

écrire mains dentelle nature-and-cultureQuand j’écris…


J’aborde à des rivages

Inconnus
J’entre dans un monde
D’infinis
Et de lumières nues
Sans frontières
Ni cordes
aux poignets.

Quand j’écris…

Au coeur, une  lumière blonde
D’école buissonnière, de liberté

Qui explose les barrières
Sans retenue.
Quand l’eau monte et déborde
.

J’ignore jusqu’où les mots vont m’emmener
Où se poseront les oiseaux
de couleur

Qui peuplent mes forêts
Intérieures.

Où se cacheront les douleurs
Autant que les rires ?

Pourquoi ici une larme que l’on n’attendait pas ?
Pourquoi là cette grâce désarmée ?plume encrier fleurs séchées umla

Ce que mon âme a retenu
Des errances passées

avance à petits pas,
Se transforme
Prend forme
Sous ma plume fébrile
Prompte à raturer
Avant de triturer

le fond de l’encrier…

Quand j’écris...paon vitral années 30 Romantic Home Bliss & Forgotten Elegance page FB 03.04

C’est le frisson de l’inconnu
Jusqu’au moment où les mots

Enfin s’animent
Dansent et font la roue
Tels les paons bleus
De mon grand-père…
Enfin s’assemblent
Et légèrement tremblent
Pour retracer

Ce que je n’ai pas dit…

©Asphodèle – juin 2014

 

Volatil et futile…

flacons fleurs séchées lylouanneVous en mettrez derrière les oreilles
me dit la vendeuse,
Moi je pense aux creux des poignets,
à la base du cou,
là où le coeur bat, là où l’eau de la rose
et la poudre de l’iris,
l’indicible ylang-ylang
vont se mêler à mon sang.
Elles courront sous ma peau,
sur le chemin des veines
les odeurs du printemps…
qui donnent l’illusion
d’être reine
d’une saison
On ne peut les retenir toutes.

De l’éphémère au volatil…

De mon flacon ouvert
S’échappe un peu
de ce que je suis…

Mon flacon refermé
contient ce que j’étais.

©Asphodèle

flacon printemps tersessenta tumblr